• Les sondagesCet article ne se prétend pas vérité absolue, le seul but ici est de vous amener à vous questionner sur ce que vous regardez.

    Souvent, les médias (télévision, internet, journaux, …) et les politiques utilisent un outil miracle : les sondages. Les sondages ont une légitimité tacite dans la tête de beaucoup de personnes. Lorsque vous voyez un sondage, il ne vous viendrait pas forcément à l'esprit de vous dire « Puis-je avoir confiance ? Pourquoi mettre ce sondage ? ». Le sondage apparaît comme sérieux et semble refléter l'opinion publique. Qu'en est-il réellement ?

     

     

    Les sondages utilisent des méthodes qui peuvent se révéler critiquables, comme l'orientation des questions (exemple : « Avez-vous peur d'avoir un patron arabe ? » Ce qui, implicitement, met dans la tête de celui qui répond que si on pose la question, c'est qu'il y a une raison.), le panel de gens interrogés (exemple : faire un sondage dans un quartier favorisé au sujet du chômage ; nombre de gens qui répondent pas), la pertinence des questions (exemple : « quand pensez-vous que nous sortirons de la crise ? » question à laquelle il est impossible de répondre), la neutralité des sondeurs : les instituts de sondages ne sont pas forcément neutres. Pour développer le dernier point : les sondages ne tombent pas du ciel, cela coûte cher de produire un sondage. Et qui va payer pour ces sondages ? Essentiellement ceux qui vont – logiquement – s'en servir, et donc les politiques, les médias etc. . Dès lors, on peut douter de leur impartialité.

     

    La présentation des résultats : à partir de chiffres, on peut dire n'importe quoi. Sans forcément parler de trafic de chiffres, si on regroupe des réponses, selon la sélection, selon comment le résultat est présenté, on peut faire dire ce que l'on veux à un sondage.

     

    Pour illustrer mon propos, je vous propose 3 vidéos :

     

    Deux vidéos de « Osons Causer », qui parlent de sujets très intéressants dont des concepts de sciences sociales :

     

     

     

     

     

    Et une petite vidéo rappelant que les sondages ne sont peut être pas si fiables que ça de « E-penser » :

     

     

    Sources :

     

    Cours de sciences sociales à la Haute École de Liège,

    Osons Causer.

     

    Credit image

     


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  • L'éducation genrée

    Dans la société telle qu'elle est actuellement, nous trouvons 2 genres : les filles et les garçons. Tu nais en tant que fille ou en tant que garçon. Tu grandis en apprenant à être une fille ou un garçon, et on t'éduque en tant que futur femme ou futur homme.

     

    Mais l'enfant a-t-il son mot à dire ? 

    N'avez-vous jamais entendu dans un magasin une mère réprimander son petit garçon qui voulait que sa maman lui achète une poupée ? N'avez-vous jamais entendu l'expression "il court comme une fillette" ?

    C'est ce que l'on appelle l'éducation genrée ; le fait que la société montre aux enfants une seule voie à suivre. La théorie du genre est d'ailleurs plus cruelle avec les garçons qu'avec les filles ; il est plus socialement accepté de voir une petite fille jouer au foot qu'un petit garçon jouer à la poupée.

    Ainsi, si l'on regarde autour de nous, nous sommes encerclés par cette différenciation de genre même à l'âge adulte, et ce sans même parler des problèmes de sexismes. 

    Et contrairement à ce que la plupart des gens pourraient penser, la plupart des enfants ne sont pas à l'aise avec cette différenciation. C'est pour cela que de nouvelles méthodes d'enseignement voient le jour, intégrant une abolition des stéréotypes de genre. 

     

    Rapidement :

    NON un garçon qui joue à la poupée ne deviendra pas homosexuel ! Et d'ailleurs ça lui apprendrait à être un père plus actif, au lieu de le cantonner à un rôle de macho buvant sa bière devant la télé (ceci est évidemment exagéré).

    NON une fille aimant jouer avec des voitures ne deviendra pas lesbienne (même raisonnement).

    NON ce n'est pas un mal que les hommes sachent repasser leurs chemises et s'occuper des enfants.

    OUI c'est normal que l'on ne se sentent pas 100% masculin ou 100% féminin.

    L'éducation genrée

     

    Le genre est quelque chose de plus complexe que ce que l'on aimerait nous faire croire. Il existe une multitude de façon d'être homme et femme, et un homme peut avoir des comportements genrés "féminins" tout en restant un homme. 

     

    En conclusion, il faut laisser les enfants se construire par eux-même, sans leur imposer des stéréotypes, ils seront plus épanouis et cela peut éviter à beaucoup d’être mal dans leur peau en grandissant. (Nous verront le genre plus en détails dans un prochain article).


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  • L'asexualité, une déficience ?

    Qu'est-ce donc ?

     

    L'asexualité est une orientation – ou justement l'absence d'orientation – sexuelle où la personne n'est pas – ou peu – active sexuellement. Il existe une myriade de nuances pour cette orientation, allant de l'asexuel totalement non-actif à l'asexuel actif. Il faut distinguer l'asexuel de l'abstinent, qui lui refuse les relations sexuelles alors qu'il peut en éprouver le désir, alors qu'un asexuel n'éprouvera pas le besoin d'avoir des relations sexuelles. Si j'insiste sur le terme relation « sexuelle » c'est pour une bonne raison : un asexuel peut – et c'est très courant – éprouver le besoin d'avoir des relations sentimentales. Ils peuvent tomber amoureux, avoir envie de vivre avec une personne, avoir des enfants, peuvent aussi éprouver l'envie de s'auto-satisfaire. Dans bien des cas, des asexuels auront des relations pour satisfaire leur compagnon ou leur compagne, sans en éprouver l'envie ni le besoin, même si il le fera de son plein gré.

     

    On assimile souvent l'asexualité à une déficience – principalement mentale – liée à un traumatisme ou à des gens hautains qui prennent les gens « sexuels » de haut. Ni l'un ni l'autre ne sont juste dans la majorité des cas. Je précise bien dans la majorité car il existe des gens qui ont été traumatisés par le sexe tout comme il existe des gens asexuels qui se croient supérieurs car il n'ont pas de « pulsions primitives ». L'asexualité n'est que très peu reconnue par les spécialistes qui l'assimile à quelque chose de non naturel et de contre-évolutif et donc pour eux c'est impossible que l'asexualité existe. 

     

    L'asexualité, une déficience ?

     

    L'asexualité est reconnue par la communauté LGBTQ++ et rentre dans la classification des sexualités déviantes – selon les bien-pensants. Des communautés existent sur le net, notamment le forum AVEN qui permet d'en apprendre plus sur le sujet. C'est une communauté assez réduite ; en effet on compterait 1 % d'asexuels sur la population mondiale totale. Mais ce chiffre est, selon moi, à prendre avec recul ; beaucoup d'asexuels s'ignorent ou font semblant de paraître « normaux » de la même façon qu'à une époque, un homosexuel avait femme et enfants pour être socialement accepté.

     

    Quelques liens utiles :

    Vidéos :

     

    La vidéo de Thomas KHII sur l'asexualité

     

    La vidéo de Princ(ess)e sur les orientations sexuelles et romantiques 

     

    La vidéo de Pouhiou - amoureux d'un asexuel ATTENTION PROPOS CRUS ! 

     

    Articles : 

    Asexualité - article blog

    Une explication plutôt cool en dessin

     

     


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  • Zone Grise

    Dans la société, je suis de la génération Y. Cette génération que l'on se plait à ridiculiser, en voici une lecture peut être un peu différente : 

     

    Le silence. Toujours plus intense, toujours plus oppressant. Chaque soir, la même impression de vide. À regarder le jour se lever et tomber dans le sommeil, fatigué de lutter. Sensation étrange de ne rien sentir. Dans ton esprit, tout se bouscule et rien n'y rentre. Tu n'es même plus surpris de voir les jours passer sans que rien ne s'y passe. Le vide. Avant, tu avais des rêves, des envies, des espoirs… La réalité est venue te mettre une droite et tu ne t'en relève pas. Tu tentes de te débattre, de sortir de cette fatalité, mais tu n'as plus la force.

     

    Imagine toi passer ta vie comme anesthésié, dans un coton moelleux qui fini par t'étouffer. Entre quatre murs, passer la journée dans un canapé. Seul. Imagine ne plus avoir d'espoir sans pouvoir l'expliquer, perdu dans une vie qui ne te convient pas. Pourtant, on peut t'envier. On te dit « tu en as de la chance, tu n'as pas à te plaindre ». Alors tu ne te plaints pas. On te dit « accroche toi, bats-toi, quand on veux on peut ! ». Alors tu t'accroches, tu te bat et tu veux. Mais rien ne se passe. Rien de bien, rien de mal. Le néant, encore.

     

    Fermes les yeux, imagine cette sensation de vide envahir ton corps petit à petit, année après année. Sens la déception t'envahir, la défaite planter son drapeau. Tu n'as rien fait de mal, on ne t'as rien fait de mal. Imagine cette incompréhension dans les yeux de tes proches, qui ne te comprennent pas. Sens l'isolement arriver dans tes poumons, te prendre à la gorge, t'étouffer.

     

    Regardes-toi dans un miroir, regarde cette face si banale, si oubliable. Cette idée que tu ne marquera personne de ton empreinte. Cette sensation de passer ta vie à survivre, sans vivre pour de bon. Te demander ce qui ne vas pas chez toi, t'énerver face à ta médiocrité.

     

    Sans avenir glorieux, sans avenir catastrophique. Sans caractère docile et sans caractère puissant. Sans envies et pourtant plein de rêves. Perdu dans 8 milliards d'humains, dans une ville anonyme. Médiocre sans être misérable. Envie d'être spécial tout en sachant n'être qu'une copie.

     

    Le mal-être de la génération Y, comme ils nous appellent. Cette génération grise qui ne croit plus en l'avenir. Sans avenir, comment imaginer la vie ? Comment croire en soi dans un monde où il n'y a plus de place ? Dans un monde où tout est déjà pré-dessiné, tu étouffes. Trop découragés pour se révolter, trop anesthésiés pour agir, trop cassés pour gueuler.

     

    Génération perdue. Remplacée déjà par les suivants aux rêves vivaces, déjà gommée par celle d'avant qui la considère comme une erreur. Qu'adviendra-t-il de tout ces gens sans espoirs, sans envies et sans rêves ? Sommes-nous déjà oubliés et mis à la poubelle ? Quand viendra le jour où nous seront la génération dominante, le monde tournera-t-il ? Combien vont se fondre dans un moule trop étroit pour le bien commun ? Dans quelle mesure doit-on s'oublier ? Combien en seront capables ? Comment s'imaginer dans la peaux de nos parents, dans cette vie qui semble inaccessible ?

     

    Zone grise, zone Y.

     

     


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